Un ordinateur suisse qui obéit au doigt et à l'œil  

Bertrand Beauté / PME Magazine / 31.09.2009

Ozwe, un spin-off de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, a développé une interface d’un nouveau type qui, grâce à une caméra, reconnaît l’usager et interprète ses gestes. Donc plus besoin de clavier pour l'utiliser!   Dans le film Minority Report , le cyberflic John Anderton (alias Tom Cruise) utilise son ordinateur en gesticulant debout devant des écrans géants translucides qui interprètent ses mouvements de manière intuitive. Alors oui, en testant l’ordinateur QB1 de la start-up suisse Ozwe, on pense immédiatement à un film de science-fiction.

Imaginez plutôt: dès que l’on s’approche à moins de 2 mètres, l’écran plat, monté sur un bras robotisé se tourne, oscille dans les airs, cherche le visage de l’usager puis se fixe face à lui. En levant ses bras dans les airs, l’utilisateur prend le contrôle de la machine et peut lancer des applications sans toucher l’écran ni s’approcher.
Ozwe a développé une interface d’un nouveau genre, qui fonctionne sans clavier, ni souris, ni même d’écran tactile. L’appareil se commande uniquement par les gestes.Grâce à une caméra 3D intégrée à l’écran, la machine «perçoit» son utilisateur. Une fois reconnu, l’usager apparaît sur l’écran sous forme d’un «avatar» numérique mobile. En bougeant, il fait défiler les icônes et utilise les logiciels. Dans sa version actuelle, QB1 ne possède qu’une seule application: un juke-box fonctionnant un peu comme les logiciels iTunes ou Windows Media Player. Un peu de pratique s’avère nécessaire pour se familiariser, puis très vite cela devient un jeu d’enfant de changer les morceaux ou d’augmenter le volume.

Mobilité. «Jusqu’ici, les ordinateurs ont été développés et pensés pour être utilisés de manière individuelle avec un clavier et une souris, en particulier pour des tâches comme l’écriture, explique Frédéric Kaplan, ingénieur à l’EPFL et co-concepteur du QB1. Avec les nouvelles applications, ce type d’interface ne convient plus. Par exemple, si on veut utiliser un ordinateur pour lire une recette de cuisine, on a besoin qu’il soit dans la pièce prévue à cet effet et de pouvoir tourner les pages sans le toucher. Nous avons donc voulu changer la relation entre ordinateur et usager en proposant une interface qui permette de contrôler sa machine tout en restant mobile dans une pièce.» Avec Martino D’Esposito, designer industriel à l’Ecole cantonale d’art de Lausanne, l’ingénieur a ainsi conçu QB1 et lancé la start-up Ozwe pour le commercialiser.
Frédéric Kaplan a passé dix ans dans les laboratoires de robotique de Sony avant de rejoindre l’EPFL pour démarrer ce projet il y a quatre ans. En février 2008, un premier prototype, baptisé Wizkid, était présenté à New York au Museum of Modern Art (MoMa).
«Cette exposition a été un test grandeur nature. Cela nous a permis d’observer la réaction du public face à notre technologie, poursuit Frédéric Kaplan. Même s’il restait encore beaucoup de choses à améliorer, l’accueil a été très favorable.» La version actuelle de QB1 est nettement plus performante.
«Au départ, nous utilisions une caméra classique qui fonctionnait assez mal, car elle ne prenait pas en compte la profondeur. Et une caméra 3D posait le problème de sa taille. Nous avons finalement développé – et breveté – une caméra à infrarouge pulsé qui capte les mouvements en trois dimensions.»

Lancement. De l’extérieur, QB1 ressemble à un cube de tissu, surmonté d’un écran plat. «Nous voulions éviter de lui donner une forme humaine ou animale, explique Martino D’Esposito. Nous avons choisi de réaliser une peau en tissu, parce que les coques plastique s’abîment et se démodent vite. Il est possible d’habiller sa machine différemment si on le souhaite.»
«Pour le moment, nous avons vendu une dizaine d’exemplaires à des passionnés qui nous servent un peu de testeurs, sourit Frédéric Kaplan. Dès octobre, nous proposerons une offre pour le marché des particuliers et pour les hôtels. Les appareils devraient être facturés entre 10 000 et 12 000 francs l’unité.» A terme, les deux associés prévoient également de lancer de nouvelles applications pour QB1, notamment dans l’univers du jeu.

Ordinateur sans clavier

Michel de Pracontal, Le Nouvel Observateur / 12.03.2009

QB1, prototype construit par Frédéric Kaplan, de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), et le designer Martino d'Esposito, est une créature informatique d'un type nouveau : ni ordinateur classique, ni humanoïde, ni robot animal, il est capable de détecter un être humain et de communiquer avec lui ! Lorsqu'on s'approche de lui, QB1 réagit en tournant son écran vers l'utilisateur, lequel peut parler à la machine par gestes des deux mains. La version actuellement testée de QB1 peut remplir le service d'un juke-box : il fait écouter à l'utilisateur le disque ou la chanson de son choix, règle le volume sonore à volonté. Il peut même, progressivement, apprendre à connaître les goûts d'un interlocuteur donné et lui faire des propositions pertinentes. Ses créateurs ont fondé une société, OZWE, pour le commercialiser.

Schau mir in die Augen – Der Computerbildschirm erwidert den Blick

Neue Zürcher Zeitung / 06.03.2009

S. B. Das ist ein Bildschirm, der einem in die Augen schaut, das ist ein Computer, der sich nach einem umdreht. Diesen Computer ? QB1 genannt ? kann man zwar noch nicht kaufen, aber bereits hat die Produktion einer Vorserie begonnen. Die ersten Geräte sollen in wenigen Monaten zu Testzwecken in ausgewählten Westschweizer Haushalten aufgebaut werden. Vom schwarzen Stoffüberzug abgesehen ähnelt der QB1 bezüglich der Hardware-Ausstattung und der Software-Architektur einem herkömmlichen Personal Computer. Aber: Der QB1 besitzt weder Tastatur noch Maus. Gesteuert wird er mittels Gesten, die eine im Bildschirm untergebrachte 3-D-Kamera zu interpretieren weiss. Diese Kamera erkennt, wo im Raum es Menschen hat, wer diese Menschen sind und was sie dem Computer zu sagen haben. Die Distanz zwischen Mensch und Maschine kann dabei bis zu fünf Meter betragen. Der Mensch muss sich nicht vor den Bildschirm stellen, der Bildschirm wendet sich ihm zu.

Die Entwicklung des QB1 wurde hauptsächlich von Frédéric Kaplan und Martino d'Esposito vorangetrieben. Kaplan arbeitet als Forscher im Center for Research and Support for Training and its Technologies an der ETH Lausanne (EPFL); der Industriedesigner Marino d'Esposito ist in derselben Stadt Lehrer an der Kunsthochschule. Die beiden wollten einen Computer kreieren, der sich den Menschen anpasst, auf ihre Wünsche eingeht. Vor einem Jahr wurde ein Prototyp des Systems an der Ausstellung «Design and the Elastic Mind» im New Yorker Museum of Modern Art erstmals öffentlich vorgeführt. Die Vorführung sei auf grosses Publikumsinteresse gestossen, erklärt Kaplan im Telefoninterview, deshalb habe man beschlossen, das Forschungsprojekt zu kommerzialisieren. Zu diesem Zweck wurde als Spin-off der EPFL eine Firma namens OZWE gegründet. An der Entwicklung des QB1 beteiligten sich neben Hochschulinstituten auch mehrere Westschweizer Unternehmen, darunter die Jungfirma Bluebotics. Verschiedene Innovationen des QB1 sollen zum Patent angemeldet worden sein.

Die Forschungsarbeit hinter QB1 beschäftigt sich mit Fragestellungen der Robotik und der künstlichen Intelligenz. Eine Besonderheit des Systems sei es, so Kaplan, dass es überflüssige Handbewegungen ignorieren könne, nur die beabsichtigten, für den Computer gedachten Gesten zur Kenntnis nehme. Zudem könne es Gesichter erkennen und so auf individuelle Präferenzen eingehen. Schliesslich sei es lernfähig: In seinem ersten Einsatz als Jukebox soll der QB1 den Musikgeschmack der verschiedenen Familienmitglieder mit zunehmender Treffsicherheit erraten können. Kaplan vergleicht die Bedeutung des QB1 mit der Erfindung der Computermaus. Es würden hier völlig neue Möglichkeiten der Mensch-Maschine-Interaktion geschaffen. Doch genau so, wie die Maus erst zusammen mit einer grafischen Benutzeroberfläche sich sinnvoll einsetzen lasse, müsse auch für die Gesten erkennende 3-D-Kamera des QB1 eine passende Software-Schnittstelle erst entwickelt werden.

Un ordinateur suisse sans souris ni clavier qui reconnaît l'utilisateur

Gwenaëlle Reyt / Le Temps / 02.03.2009 / http://tinyurl.com/qb1letemps

Au milieu des expositions présentées à la conférence Lift 09 de Genève, un homme gesticule. Il fait des mouvements dans le vide, comme s'il grattait ou chatouillait quelque chose d'invisible devant lui. A quelques mètres, un écran sur un bras articulé réagit à ses gestes. L'homme teste QB1, un ordinateur sans clavier ni souris et dont on ne touche pas non plus l'écran. «Les ordinateurs ont été pensés pour être utilisés de manière individuelle pour une activité fixe. Avec les nouvelles applications, cela a changé», explique Frédéric Kaplan, ingénieur à l'EPFL et co-concepteur de QB1. «L'ordinateur sert de livre de recettes dans la cuisine, à diffuser de la musique dans une fête ou à regarder des films. Dans ces activités, l'homme est relié à la machine par le clavier et la souris. Nous voulons changer cette relation avec une interface qui permette d'être debout, mobile et rapide.»


Avec Martino D'Esposito, designer industriel à l'Ecole cantonale d'art à Lausanne (Ecal), Frédéric Kaplan a imaginé un ordinateur sobre qui soit capable de reconnaître son utilisateur, de lui proposer des choix, de comprendre ses indications et d'effectuer des services. QB1 se présente sous une forme géométrique recouverte d'un tissu noir. Sur un bras robotisé, l'écran bouge et capte les mouvements en trois dimensions à l'aide d'une caméra à infrarouge pulsé.

Développé depuis trois ans, le projet a été conçu en Suisse romande, principalement dans le cadre de l'EPFL, mais aussi avec l'Ecal et des partenaires indépendants. Un premier prototype de laboratoire, le Wizkid, a été montré en février 2008 à New York au Museum of Modern Art (MoMA) dans le cadre de l'exposition «Design and the Elastic Mind». La version actuelle, QB1, possède une seule application, un juke-box fonctionnant comme le logiciel iTunes, avec une bibliothèque musicale importée. D'autres applications seront développées.

L'utilisateur se positionne en vue de la machine, à n'importe quelle distance. Une fois reconnu, il est représenté en trois dimensions sur l'écran par une forme floue qui bouge en fonction des mouvements effectués. Il suffit de bouger et de passer sur les icônes pour sélectionner un disque. Un peu de pratique est nécessaire, mais rapidement augmenter le volume ou passer à un autre artiste devient un jeu d'enfant.

Cobayes recherchés

L'ordinateur perçoit, mais reconnaît aussi son interlocuteur. L'interface garde en mémoire les derniers morceaux écoutés et fait des propositions d'autres albums susceptibles de plaire. S'il s'agit d'un enfant, l'écran va se positionner à sa hauteur et adapter le répertoire. Les premiers modèles seront produits courant 2009 et l'équipe de QB1 cherche des volontaires pour tester cet ordinateur d'un nouveau genre.

Qb1, primo computer senza tastiera né mouse

La Stampa / 26.02.2009

E' capace di comprendere simultaneamente i gesti di due mani e risponde a distanza alle volontà del suo interlocutore

Un nuovo tipo di computer - il Qb1 - è stato presentato in prima mondiale alla conferenza specializzata Lift, incominciata ieri a Ginevra. Composto di un braccio articolato che termina con uno schermo, il computer senza tastiera nè mouse è capace di identificare l'utente e di capire i suoi desideri.

«Oggigiorno è l'utente che deve avvicinarsi al computer e esprimere le sue volontà servendosi della tastiera o di un telecomando. Con Qb1 abbiamo scambiato i ruoli: è il computer che si adegua e che cerca l'informazione», spiega il direttore del laboratorio Pfl+Ecal Lab, Nicolas Henchoz. L'utente dialoga a gesti con il computer.

Qb1 - una versione più perfezionata del prototipo Wizkid presentato l'anno scorso a New York - è capace di comprendere simultaneamente i gesti di due mani. Il computer risponde a distanza alle volontà del suo interlocutore: «La macchina vi reperisce nella stanza in cui vi trovate e vi propone dei contenuti. Con un semplice gesto si può accettare o rifiutare. Basta pure un gesto per aumentare o diminuire il volume», prosegue Henchoz.

Alla conferenza specializzata, che durerà fino al 27 febbraio, è stata presentata una prima applicazione per jukebox. Sempre durante Lift, i «padri» di Qb1, l'ingegnere Frèdèric Kaplan e il designer Martino d'Esposito, selezioneranno delle persone disposte a testare il prototipo. L'obiettivo è di verificare che i codici gestuali siano chiari per il computer e naturali per gli umani che dialogano con lui.

I due creatori «hanno voluto creare un nuovo essere informatico, che non assomiglia nè ad un essere umano, nè ad un animale», osserva Henchoz. Per aprire perspettive commerciali a Qb1, Kaplan e il suo complice hanno creato Ozwe, una spin-off del Politecnico federale di Losanna (Pfl).

 

Ordinateur sans clavier, ni souris, le QB1 dévoilé à Genève

Tribune de Geneve / 25.02.2009

Présenté en avant-première mondiale au Lift, ce bras articulé surmonté d'un écran ne possède ni clavier, ni souris. Mais il est capable de repérer l'utilisateur et de comprendre ses souhaits.

QB1, un ordinateur d'un type nouveau est présenté en première mondiale à la Conférence spécialisée Lift à Genève. Ce bras articulé surmonté d'un écran ne possède ni clavier, ni souris. Mais il est capable de repérer l'utilisateur et de comprendre ses souhaits. «Aujourd'hui, c'est vous qui devez aller vers la machine et taper vos souhaits sur un clavier ou une télécommande», a expliqué Nicolas Henchoz, directeur du laboratoire EPFL+Ecal Lab. «Ici on inverse le principe: c'est l'ordinateur qui s'adapte et vient chercher l'information vers vous». L'utilisateur dialogue par gestes avec la machine. QB1, qui est une version plus aboutie du prototype Wizkid présenté l'an dernier à New York, peut prendre en compte simultanément les gestes de deux mains. A Genève, une première application pour jukebox est montrée. L'ordinateur répond à distance aux désirs de son interlocuteur. «Il vous repère dans la pièce puis propose des contenus. D'un geste, on peut dire oui ou non. D'un geste, on peut aussi augmenter ou baisser le volume», a précisé Nicolas Henchoz.

Recherche familles d'accueil

Lors de Lift 2009, du 25 au 27 février, les pères du QB1, l'ingénieur Frédéric Kaplan et le designer Martino d'Esposito, sélectionneront des «familles d'accueil» pour tester leur prototype. L'un des enjeux est de s'assurer que les codes gestuels sont clairs pour la machine et naturels pour l'être humain. Le nouvel outil, recouvert de tissu noir, a été confié aux bons soins de Martino d'Esposito, enseignant à l'Ecole cantonale d'art de Lausanne (ECAL). Dès le départ, le projet a conjugué les compétences d'un ingénieur et d'un designer industriel. «Ils ont voulu créer un nouvel être informatique, qui ne ressemble ni à un humanoïde, ni à un animal», a souligné M. Henchoz. Frédéric Kaplan et son complice ont fondé ensemble OZWE, une spin-off de l'EPFL, pour donner une perspective commerciale à QB1.

L'ordinateur sans souris ni clavier est suisse

20 Minutes / 26.02.2009

Le QB1 est un ordinateur suisse crée par le designer Martino d'Esposito, enseignant à l'ECAL, et l'ingénieur EPFL Frédéric Kaplan et qui sera commercialisé par la start-up OZWE.

«Aujourd'hui, c'est vous qui allez vers la machine et qui tapez vos souhaits sur un clavier ou une télécommande. Le QB1 inverse le principe: c'est l'ordinateur qui s'adapte et vient chercher l'information vers vous», confie Nicolas Henchoz, directeur du laboratoire EPFL+ECAL Lab.

Doté d'un bras articulé surmonté d'un écran, le QB1 ne possède ni clavier ni souris. Mais il est capable de repérer l'utilisateur et de comprendre ses souhaits. Le QB1 analyse les gestes des mains de l'utilisateur.

«Il vous repère dans la pièce puis propose des contenus. D'un geste, on peut dire oui ou non. D'un geste, on peut aussi augmenter ou baisser le volume»

Lors de la conférence spécialisée Lift, qui se tient jusqu'à samedi à Genève, ses créateurs sélectionneront des «familles d'accueil» pour tester une première application pour jukebox.

L'un des enjeux est de s'assurer que les codes gestuels sont clairs pour la machine et naturels pour l'être humain.

QB1: a computer attentive to your desires


The participants in the LIFT Conference in Geneva from 25 to 27 February will be the first to encounter QB1, a computer which alters the fundamentals of human-machine interaction the fruit of an ambitious cooperation between engineering and design.

Although great progress has been made on the keyboard, monitor and mouse in recent decades, it is always the user who must go to the computer and adjust to the machine's environment. Engineer Frédéric Kaplan and designer Martino d'Esposito are determined to reverse the process. They have started designing machines able to identify their user, put forward choices and perform services. A lab prototype named Wizkid had a first outing in February 2008 on the occasion of the Design and the Elastic Mind exhibition at the New York Museum of Modern Art (MoMA). This coming week, LIFT will display a much more sophisticated computer called QB1. Frédéric Kaplan, working within the EPFL CRAFT Laboratory, applied the findings of his academic and industrial research in the field of advanced interfaces, combining robotics and artificial intelligence. Martino d'Esposito, contributing his joint experience as industrial designer and lecturer at Ecal, created the machine's formal language to enhance its new status in relations with humans.

QB1 has a sober, articulated design dressed in black material. As soon as someone is identified the screen turns to the user. No need for a keyboard or mouse, you navigate with simple gestures. QB1 is able to simultaneously take into account movements by both hands. The closer the user gets, the more information it provides.

The first application presented is a jukebox. At a distance QB1 fills the user's desires, choice of records and songs, volume up or down, etc. But it also recognizes who it is interacting with and gradually adjusts its interface making increasingly relevant suggestions. To this end, the system combines several artificial intelligence techniques, each of which is designed for a specific type of prediction.

The type of 3D gesture interaction featured in QB1 is based on several inventions developed at EPFL over the past two years. The related patents have been filed. Completing this machine also involved the know-how of numerous companies in the area, including the robotics firm Bluebotics.

The high potential of this new generation of machines led Frédéric Kaplan and Martino d'Esposito to found OZWE together, a spin-off from EPFL, to open up marketing prospects. The EPFL+ECAL Lab supported the project from its inception. Nicolas Henchoz, the Director of this joint lab, explains that «Design is too often regarded as a step beyond the engineer's work. This project combines both skills at every strategic stage».

Those attending the LIFT Conference in Geneva from 25 to 27 February will be the lucky few to start interacting with QB1. This will also provide an opportunity to cast a few «foster families» to test the first models to be produced during 2009. Kaplan explains this next phase of the project: «We need to see how people are going to tame the beast, how the machine will integrate in their homes and in people's lives in general. We are therefore looking for inquisitive individuals willing to experience living for a while with a wholly novel type of machine».

QB1 : l'ordinateur attentif à vos désirs


Les participants à la Conférence Lift, du 25 au 27 février à Genève, seront les premiers à rencontrer QB1, un ordinateur qui change fondamentalement la relation entre l'homme et la machine. Le fruit d'une collaboration ambitieuse entre ingénierie et design.

Les claviers, écrans et souris ont considérablement évolué au cours des dernières décennies, mais c'est toujours l'homme qui doit aller vers l'ordinateur, qui doit s'adapter à l'environnement de la machine. L'ingénieur Frédéric Kaplan et le designer Martino d'Esposito veulent renverser cette relation. Ils se sont lancés dans la conception de machines capables de repérer l'utilisateur, de lui proposer des choix, de comprendre ses indications et d'effectuer des services. Un prototype de laboratoire, le Wizkid, avait fait sa première sortie en février 2008, pour l'exposition « Design and the Elastic Mind », au Museum of Modern Art de New York (MoMA). Cette semaine, LIFT accueille une machine beaucoup plus aboutie, baptisée QB1. Chercheur au Laboratoire CRAFT de l'EPFL, Frédéric Kaplan a appliqué à la machine les fruits de ses travaux académiques et industriels dans le domaine des interfaces nouvelles, combinant des techniques de robotique et d'intelligence artificielle. Martino d'Esposito, fort de son expérience de designer industriel et d'enseignant à l'Ecal, a créé le langage formel de cette machine pour lui donner un réel statut dans sa relation à l'homme.

Concrètement, QB1 se présente sous une forme géométrique sobre et articulée, revêtue de tissu noir. Dès qu'il repère un utilisateur, son écran se tourne vers lui. Pour interagir, ni clavier, ni souris : on navigue simplement par des gestes. QB1 peut prendre en compte simultanément les gestes de deux mains. Et plus l'utilisateur s'approche, plus il lui propose d'informations.

La première application présentée est un jukebox. QB1 répond à distance aux désirs de l'utilisateur : choix de disques et de chansons, modification du volume. Mais il sait aussi reconnaître l'utilisateur et s'adapter progressivement à lui pour lui faire des suggestions toujours plus pertinentes. Le système combine à cet effet plusieurs techniques d'intelligence artificielle, chacune étant adaptée à un type de prédiction particulière.

Ce genre d'interaction gestuelle et en trois dimensions est basée sur plusieurs inventions développées à l'EPFL durant les deux dernières années. Plusieurs brevets ont été déposés. La réalisation de QB1 a également impliqué le savoir-faire de nombreuses entreprises régionales, dont la société de robotique Bluebotics.

Le potentiel de cette nouvelle génération de machines aincité Frédéric Kaplan et Martino d'Esposito à fonder ensemble OZWE, une spin-off de l'EPFL pour lui donner une perspective commerciale. L'EPFL+ECAL Lab a soutenu le projet dès son commencement. Nicolas Henchoz, directeur de ce laboratoire joint s'explique : « Le design a trop souvent été considéré comme une étape arrivant après le travail de l'ingénieur. Ce projet conjugue les deux compétences à chaque étape stratégique. »

Les participants à la conférence LIFT, qui se tient à Genève du 25 au 27 février, seront les premiers privilégiés à interagir avec QB1. Un « casting » sera également organisé à cette occasion pour sélectionner quelques familles d'accueil pour les premiers modèles qui seront produits durant l'année 2009. « Nous devons étudier comment cette machine va être apprivoisée, comment elle s'intègrera dans les appartements et, plus généralement, dans la vie des gens. Nous sommes donc à la recherche de personnes qui ont envie de tenter l'expérience : vivre quelque temps avec une machine d'un genre nouveau. »

QB1: Der Computer, der auf Ihre Wünsche achtet


Ein Ingenieur der ETH Lausanne (EPFL) und ein Industriedesigner haben zusammen einen Computer entwickelt, der sich dem Benutzer anpasst, den QB1. Er wird ohne Tastatur und Maus, dafür mittels Gesten bedient, kann den Benutzer orten und ihm selbständig Vorschläge machen. Das Projekt QB1 ist das Resultat einer anspruchsvollen Zusammenarbeit zwischen Ingenieurwesen und Design. Erste Modelle werden 2009 produziert.

Die Technik von Computertastaturen, Bildschirmen und Mäusen hat in den letzten Jahren beachtliche Fortschritte gemacht. Dennoch muss sich immer noch der Benutzer zum Computer wenden und sich der Arbeitsumgebung der Maschine anpassen. Frédéric Kaplan, Ingenieur im Labor CRAFT (Center for Research and Support for Training and its Technologies) der ETH Lausanne (EPFL) und der Industriedesigner Marino d'Esposito, Lehrer an der Haute école d'art et de design Lausanne (ECAL), haben dieses Verhältnis nun radikal geändert. Sie entwickelten Computer, die den Benutzer orten können, ihm Vorschläge machen, seine Instruktionen verstehen und Handlungen ausführen. Im Februar 2008 wurde an der Ausstellung «Design and the Elastic Mind» im New Yorker Museum of Modern Art ein Prototyp, der Wizkid, vorgestellt. Diese Woche (25. - 27. Februar 2009) wird an der Konferenz LIFT in Genf eine noch viel ausgeklügeltere Maschine, der QB1, präsentiert. Im QB1 hat Frédéric Kaplan Robotertechniken und künstliche Intelligenz vereint. Die von Martino d'Esposito entwickelte formale Sprache der Maschine lässt sie in eine «reale» Beziehung mit dem Menschen treten.

Navigation mittels Gesten

Der QB1 präsentiert sich in einer schlichten geometrischen Form, ist beweglich und mit einem schwarzen Gewebe beschichtet. Ortet er einen Benutzer, dreht er ihm den Bildschirm zu. Es gibt weder eine Tastatur, noch eine Maus. Navigiert wird durch Gesten. QB1 verarbeitet diese von beiden Händen simultan. Je näher der Benutzer kommt, desto mehr Information wird ihm angeboten.

Die Interaktion mittels dreidimensionalen Gesten basiert auf mehreren Entwicklungen der EPFL während der letzten zwei Jahre. Mehrere Patente wurden dafür eingereicht. An der Entwicklung von QB1 waren auch zahlreiche Westschweizer Unternehmen, darunter die Robotikfirma Bluebotics, beteiligt.

Die erste Applikation von QB1 ist eine Jukebox. Der Computer führt die Wünsche des Benutzers aus sei es die Wahl der CD und Lieder oder die Regelung der Lautstärke. QB1 erkennt den User wieder und stellt sich mit der Zeit auf ihn ein. So kann er ihm immer treffendere Vorschläge machen. Möglich macht dies die Kombination von verschiedenen Techniken künstlicher Intelligenz. Jede einzelne ist auf eine bestimmte Art der Vorhersage zugeschnitten.

Ingenieur und Designer müssen parallel arbeiten

Um diese vielversprechende neue Computergeneration auf den Markt zu bringen, haben Frédéric Kaplan und Martino d'Esposito gemeinsam das EPFL-Spin-off OZWE gegründet. Das EPFL+ECAL Lab, eine Einheit der EPFL zur Ankurbelung von Innovationen an der Schnittstelle von Technologie, Design und Architektur, hat das Projekt von Beginn weg unterstützt. Nicolas Henchoz, Direktor dieses Laboratoriums: «Die Arbeit des Designers kommt allzu oft erst nach der des Ingenieurs. Dieses Projekt vereint beide Arbeitsschritte in jeder Phase.»

Im Lauf des Jahres 2009 werden die ersten QB-Modelle produziert. An der LIFT-Konferenz in Genf werden mittels eines Castings Familien gesucht, die eines dieser Modelle nach Hause bekommen. Nicolas Henchoz: «Wir möchten herausfinden, wie die Maschine aufgenommen wird, wie sie sich in die Wohnumgebung und natürlich in die Lebensgewohnheiten der Menschen integriert. Wir sind also auf der Suche nach Leuten, die eine gewisse Zeit mit einer neuartigen Maschine leben möchten.»