« Retour vers le futur »

Boîte à musique et interfaces gestuelles : le mariage inédit de deux technologies de pointe

17 mars 2010


Kurt Kupper et Frederic Kaplan étaient faits pour se rencontrer…
 
Kurt Kupper, anciennement manager de grands noms de l’horlogerie suisse, est maintenant à la tête de la Manufacture REUGE, leader mondial dans la fabrication de boîtes à musique haut de gamme. Depuis son arrivée à Sainte-Croix il y a trois ans, il a su donner un coup de fraîcheur à cet art unique. Tout en conservant les racines profondes de la célèbre Manufacture, des collaborations avec des sociétés modernes telles que Ferrari ou Vertu ont données naissance à des pièces uniques.
 
Frederic Kaplan, quant à lui, a travaillé dix ans pour Sony avant de rejoindre l’EPFL puis de fonder OZWE en 2008, une des start-up suisses les plus prometteuses. Les designers et les ingénieurs de cette jeune entreprise produisent des écrans interactifs que l’on contrôle à distance par de simples gestes. Ils inventent la manière dont nous interagirons dans quelques années sans souris ni clavier.
 
Tout comme REUGE, OZWE est une manufacture artisanale, sauf que ses produits semblent provenir tout droit d’un film de Science-Fiction. Frederic Kaplan partage avec Kurt Kupper la même passion pour les technologies de pointe et les produits exclusifs. Un autre lien entre le monde de la musique mécanique et l’univers technologique de Kaplan est la musique. Un des chapitres de son dernier livre « La métamorphose des objets » traite de l’importance des supports dans nos expériences musicales et de tout ce que nous avons perdu avec la révolution digitale.
 
Le QB1, premier produit commercialisé d’OZWE, a pour mission originelle d’être un Juke-box d’un nouveau genre. Pensé, inventé et entièrement conçu par Kaplan et son équipe, QB1 est équipé d’un écran motorisé et d’un système breveté qui lui permet de percevoir son environnement en 3D. Il modifiera son orientation afin de suivre du regard son « interlocuteur ». La première version de cet ordinateur robotisé futuriste a été récemment exposée au Museum of Modern Art de New York et jouit aujourd’hui d’une clientèle exigeante qui ne trouve pas son bonheur dans les produits grand public.
 
A l’occasion de Baselworld, Kupper et Kaplan ont eu l’idée de présenter une version spéciale de QB1 adaptée à la démonstration des nouveautés de REUGE. Les visiteurs pourront par de simples gestes entrer dans l’univers mécanique de ces inventions extraordinaires et écouter les mélodies de chacune d’entre elles. Ce mariage novateur entre savoir-faire ancestral et une technologie de demain sera probablement un des grands moments à Bâle.
 
« Nos client, comme ceux de OZWE sont à la recherche d’expériences inédites. Aujourd’hui, ce n’est pas le prix qui définit le luxe, mais l’unicité de l’objet en question. » conclut Kurt Kupper.

QB1, le premier ordinateur commercialisé piloté seulement par des gestes est suisse.

6 Octobre 2009


La nouvelle version de QB1, ordinateur sans clavier ni souris est présentée en exclusivité à Telecom 2009.  C’est le premier ordinateur de ce genre commercialisé.

Dans le salon international qui s’est ouvert hier à Genève, les visiteurs peuvent interagir avec une étrange machine : le QB1. Pas de clavier, ni de souris mais un écran qui identifie les visages et adapte sa position en fonction des personnes présentes devant lui. L’interaction se fait à distance. Par des simples gestes ils parcourent une collection d’albums, choisissent un morceau musique, change le volume. Il faut en général aux visiteurs quelques minutes pour s’habituer au maniement de cette interface un peu déstabilisante, mais une fois les principes de navigation compris ils s’en servent avec aisance.

OZWE, l’entreprise qui commercialise cette machine est une spin-off de l’EPFL. Le premier prototype de QB1, né dans le laboratoire CRAFT, avait connu sont heure de gloire lors d’une exposition au Museum of Modern Art à New York début 2008. Ce succès précoce avait poussé l’ingénieur Frederic Kaplan et le designer Martino d’Esposito à créer une entreprise dont la mission serait d’amener le plus rapidement possible une version industrielle de cette machine sur le marché. Au final il aura fallu un peu moins de deux ans pour faire cette transition. Frédéric Kaplan n’est pas étranger aux mécanismes du monde de l’électronique grand public car avant de poursuivre ses recherches à l’EPFL il avait travaillé dix ans pour la société Sony à Paris. « Notre ambition était d’aller plus vite que les grands groupes pour amener les premières machines basées sur ce type d’interaction gestuelle sur le marché » explique-t-il.

Proposé à un peu moins que 12 000 CHF, le QB1 n’est certes pas à la portée de toutes les bourses. « Ce sont des passionnés de nouvelles interfaces qui sont les premiers à acheter nos machines. Nous installons QB1 chez eux et suivons la manière dont ils l’apprivoisent avec attention. D’une certaine manière ces premiers acheteurs sont des pionniers qui participent avec nous à cette nouvelle aventure technologique. » commente Frédéric Kaplan.

L’entreprise suisse ne compte pas se limiter aux marchés des particuliers, elle va proposer très prochainement une offre pour l’hôtellerie de luxe. A Telecom, elle fait également la démonstration d’une adaptation pour un écran tactile de son interface musicale et présente son système d’hébergement de musique en ligne, complément naturel de ces nouvelles interfaces. « Nous avons fait la preuve que la technologie pour ces nouvelles formes d’interaction était prête. Nous sommes maintenant à la recherche de financement pour accélérer notre croissance et pouvoir proposer nos interfaces au plus grand nombre » résume Frédéric Kaplan.

QB1 en démonstration a IUT Telecom 2009 (5-9 Octobre à Palexpo Genève)

Stand AlpICT LAKE GENEVA REGION – Hall 5 Booth 5031

Contact : info@ozwe.com / +41 78 705 78 36

Site web : http://www.ozwe.com

Photo HD : http://www.ozwe.com/more/pr-photos

QB1: a computer attentive to your desires

Feb 25 2009


The participants in the LIFT Conference in Geneva from 25 to 27 February will be the first to encounter QB1, a computer which alters the fundamentals of human-machine interaction the fruit of an ambitious cooperation between engineering and design.

Although great progress has been made on the keyboard, monitor and mouse in recent decades, it is always the user who must go to the computer and adjust to the machine's environment. Engineer Frédéric Kaplan and designer Martino d'Esposito are determined to reverse the process. They have started designing machines able to identify their user, put forward choices and perform services. A lab prototype named Wizkid had a first outing in February 2008 on the occasion of the Design and the Elastic Mind exhibition at the New York Museum of Modern Art (MoMA). This coming week, LIFT will display a much more sophisticated computer called QB1. Frédéric Kaplan, working within the EPFL CRAFT Laboratory, applied the findings of his academic and industrial research in the field of advanced interfaces, combining robotics and artificial intelligence. Martino d'Esposito, contributing his joint experience as industrial designer and lecturer at Ecal, created the machine's formal language to enhance its new status in relations with humans.

QB1 has a sober, articulated design dressed in black material. As soon as someone is identified the screen turns to the user. No need for a keyboard or mouse, you navigate with simple gestures. QB1 is able to simultaneously take into account movements by both hands. The closer the user gets, the more information it provides.

The first application presented is a jukebox. At a distance QB1 fills the user's desires, choice of records and songs, volume up or down, etc. But it also recognizes who it is interacting with and gradually adjusts its interface making increasingly relevant suggestions. To this end, the system combines several artificial intelligence techniques, each of which is designed for a specific type of prediction.

The type of 3D gesture interaction featured in QB1 is based on several inventions developed at EPFL over the past two years. The related patents have been filed. Completing this machine also involved the know-how of numerous companies in the area, including the robotics firm Bluebotics.

The high potential of this new generation of machines led Frédéric Kaplan and Martino d'Esposito to found OZWE together, a spin-off from EPFL, to open up marketing prospects. The EPFL+ECAL Lab supported the project from its inception. Nicolas Henchoz, the Director of this joint lab, explains that «Design is too often regarded as a step beyond the engineer's work. This project combines both skills at every strategic stage».

Those attending the LIFT Conference in Geneva from 25 to 27 February will be the lucky few to start interacting with QB1. This will also provide an opportunity to cast a few «foster families» to test the first models to be produced during 2009. Kaplan explains this next phase of the project: «We need to see how people are going to tame the beast, how the machine will integrate in their homes and in people's lives in general. We are therefore looking for inquisitive individuals willing to experience living for a while with a wholly novel type of machine».

QB1 : l'ordinateur attentif à vos désirs

25 Fevrier 2009

Les participants à la Conférence Lift, du 25 au 27 février à Genève, seront les premiers à rencontrer QB1, un ordinateur qui change fondamentalement la relation entre l'homme et la machine. Le fruit d'une collaboration ambitieuse entre ingénierie et design.

Les claviers, écrans et souris ont considérablement évolué au cours des dernières décennies, mais c'est toujours l'homme qui doit aller vers l'ordinateur, qui doit s'adapter à l'environnement de la machine. L'ingénieur Frédéric Kaplan et le designer Martino d'Esposito veulent renverser cette relation. Ils se sont lancés dans la conception de machines capables de repérer l'utilisateur, de lui proposer des choix, de comprendre ses indications et d'effectuer des services. Un prototype de laboratoire, le Wizkid, avait fait sa première sortie en février 2008, pour l'exposition « Design and the Elastic Mind », au Museum of Modern Art de New York (MoMA). Cette semaine, LIFT accueille une machine beaucoup plus aboutie, baptisée QB1. Chercheur au Laboratoire CRAFT de l'EPFL, Frédéric Kaplan a appliqué à la machine les fruits de ses travaux académiques et industriels dans le domaine des interfaces nouvelles, combinant des techniques de robotique et d'intelligence artificielle. Martino d'Esposito, fort de son expérience de designer industriel et d'enseignant à l'Ecal, a créé le langage formel de cette machine pour lui donner un réel statut dans sa relation à l'homme.

Concrètement, QB1 se présente sous une forme géométrique sobre et articulée, revêtue de tissu noir. Dès qu'il repère un utilisateur, son écran se tourne vers lui. Pour interagir, ni clavier, ni souris : on navigue simplement par des gestes. QB1 peut prendre en compte simultanément les gestes de deux mains. Et plus l'utilisateur s'approche, plus il lui propose d'informations.

La première application présentée est un jukebox. QB1 répond à distance aux désirs de l'utilisateur : choix de disques et de chansons, modification du volume. Mais il sait aussi reconnaître l'utilisateur et s'adapter progressivement à lui pour lui faire des suggestions toujours plus pertinentes. Le système combine à cet effet plusieurs techniques d'intelligence artificielle, chacune étant adaptée à un type de prédiction particulière.

Ce genre d'interaction gestuelle et en trois dimensions est basée sur plusieurs inventions développées à l'EPFL durant les deux dernières années. Plusieurs brevets ont été déposés. La réalisation de QB1 a également impliqué le savoir-faire de nombreuses entreprises régionales, dont la société de robotique Bluebotics.

Le potentiel de cette nouvelle génération de machines aincité Frédéric Kaplan et Martino d'Esposito à fonder ensemble OZWE, une spin-off de l'EPFL pour lui donner une perspective commerciale. L'EPFL+ECAL Lab a soutenu le projet dès son commencement. Nicolas Henchoz, directeur de ce laboratoire joint s'explique : « Le design a trop souvent été considéré comme une étape arrivant après le travail de l'ingénieur. Ce projet conjugue les deux compétences à chaque étape stratégique. »

Les participants à la conférence LIFT, qui se tient à Genève du 25 au 27 février, seront les premiers privilégiés à interagir avec QB1. Un « casting » sera également organisé à cette occasion pour sélectionner quelques familles d'accueil pour les premiers modèles qui seront produits durant l'année 2009. « Nous devons étudier comment cette machine va être apprivoisée, comment elle s'intègrera dans les appartements et, plus généralement, dans la vie des gens. Nous sommes donc à la recherche de personnes qui ont envie de tenter l'expérience : vivre quelque temps avec une machine d'un genre nouveau. »

QB1: Der Computer, der auf Ihre Wünsche achtet

25 Fev 2009


Ein Ingenieur der ETH Lausanne (EPFL) und ein Industriedesigner haben zusammen einen Computer entwickelt, der sich dem Benutzer anpasst, den QB1. Er wird ohne Tastatur und Maus, dafür mittels Gesten bedient, kann den Benutzer orten und ihm selbständig Vorschläge machen. Das Projekt QB1 ist das Resultat einer anspruchsvollen Zusammenarbeit zwischen Ingenieurwesen und Design. Erste Modelle werden 2009 produziert.

Die Technik von Computertastaturen, Bildschirmen und Mäusen hat in den letzten Jahren beachtliche Fortschritte gemacht. Dennoch muss sich immer noch der Benutzer zum Computer wenden und sich der Arbeitsumgebung der Maschine anpassen. Frédéric Kaplan, Ingenieur im Labor CRAFT (Center for Research and Support for Training and its Technologies) der ETH Lausanne (EPFL) und der Industriedesigner Marino d'Esposito, Lehrer an der Haute école d'art et de design Lausanne (ECAL), haben dieses Verhältnis nun radikal geändert. Sie entwickelten Computer, die den Benutzer orten können, ihm Vorschläge machen, seine Instruktionen verstehen und Handlungen ausführen. Im Februar 2008 wurde an der Ausstellung «Design and the Elastic Mind» im New Yorker Museum of Modern Art ein Prototyp, der Wizkid, vorgestellt. Diese Woche (25. - 27. Februar 2009) wird an der Konferenz LIFT in Genf eine noch viel ausgeklügeltere Maschine, der QB1, präsentiert. Im QB1 hat Frédéric Kaplan Robotertechniken und künstliche Intelligenz vereint. Die von Martino d'Esposito entwickelte formale Sprache der Maschine lässt sie in eine «reale» Beziehung mit dem Menschen treten.

Navigation mittels Gesten

Der QB1 präsentiert sich in einer schlichten geometrischen Form, ist beweglich und mit einem schwarzen Gewebe beschichtet. Ortet er einen Benutzer, dreht er ihm den Bildschirm zu. Es gibt weder eine Tastatur, noch eine Maus. Navigiert wird durch Gesten. QB1 verarbeitet diese von beiden Händen simultan. Je näher der Benutzer kommt, desto mehr Information wird ihm angeboten.

Die Interaktion mittels dreidimensionalen Gesten basiert auf mehreren Entwicklungen der EPFL während der letzten zwei Jahre. Mehrere Patente wurden dafür eingereicht. An der Entwicklung von QB1 waren auch zahlreiche Westschweizer Unternehmen, darunter die Robotikfirma Bluebotics, beteiligt.

Die erste Applikation von QB1 ist eine Jukebox. Der Computer führt die Wünsche des Benutzers aus sei es die Wahl der CD und Lieder oder die Regelung der Lautstärke. QB1 erkennt den User wieder und stellt sich mit der Zeit auf ihn ein. So kann er ihm immer treffendere Vorschläge machen. Möglich macht dies die Kombination von verschiedenen Techniken künstlicher Intelligenz. Jede einzelne ist auf eine bestimmte Art der Vorhersage zugeschnitten.

Ingenieur und Designer müssen parallel arbeiten

Um diese vielversprechende neue Computergeneration auf den Markt zu bringen, haben Frédéric Kaplan und Martino d'Esposito gemeinsam das EPFL-Spin-off OZWE gegründet. Das EPFL+ECAL Lab, eine Einheit der EPFL zur Ankurbelung von Innovationen an der Schnittstelle von Technologie, Design und Architektur, hat das Projekt von Beginn weg unterstützt. Nicolas Henchoz, Direktor dieses Laboratoriums: «Die Arbeit des Designers kommt allzu oft erst nach der des Ingenieurs. Dieses Projekt vereint beide Arbeitsschritte in jeder Phase.»

Im Lauf des Jahres 2009 werden die ersten QB-Modelle produziert. An der LIFT-Konferenz in Genf werden mittels eines Castings Familien gesucht, die eines dieser Modelle nach Hause bekommen. Nicolas Henchoz: «Wir möchten herausfinden, wie die Maschine aufgenommen wird, wie sie sich in die Wohnumgebung und natürlich in die Lebensgewohnheiten der Menschen integriert. Wir sind also auf der Suche nach Leuten, die eine gewisse Zeit mit einer neuartigen Maschine leben möchten.»